Bernie

Changer de façon de vivre à 50ans!!! Et oui, une prise de conscience tardive vaut mieux que pas de prise de conscience du tout!! C’est ma fille, qui a commencé bien avant moi qui m’a amenée à m’interroger sur le bien fondé d’une consommation (qui n’était pas excessive vu mon budget) mais pas raisonnée du tout.

J’ai donc commencé par les basiques : utiliser le vinaigre blanc et le bicarbonate pour les produits ménagers. Puis je suis passée au déo maison, à la récup pour les cotons à démaquiller et au savon de Marseille pour remplacer le gel douche. Tous produits qui, en étant plus sains, permettent d’économiser beaucoup!

Pour la nourriture, je privilégie maintenant le bio et les circuits courts, j’achète en vrac et je conditionne ensuite en bocaux de verres; ce qui allie conservation correcte et esthétisme en cuisine! Faire plutôt qu’acheter tout prêt, comme les compotes, purées et gâteaux demande juste un peu d’organisation et c’est tellement meilleur! Par goût, et par respect pour les animaux j’ai considérablement réduit ma consommation de viande, sans devenir extrémiste du végétarisme pour autant; mais je me sens bien mieux et j’ai même perdu du poids sans faire autrement attention, ce qui à mon âge est plutôt sympa!

Donc pour moi, que des avantages à ma nouvelle façon de consommer. Je ne peux que partager ma petite expérience pour donner envie à d’autres, mais je le fais avec plaisir au quotidien, car c’est un message important à faire passer, et il me semble qu’il est de plus en plus entendu.

Herveline

J’ai 36 ans, un mari, 2 enfants. Pendant la plus grande partie de ma vie, je ne me suis pas du tout souciée de ma consommation, ni de l’écologie, et encore moins de l’éthique. On faisait partie de ceux qui se balladent le dimanche dans les supermarchés ouverts en se disant que … ça fait des emplois ! On faisait partie de ceux qui disent « je bosse, je veux dépenser mon argent exactement pour ce que je veux au moment où je le veux » mais qui pourtant ont l’impression que même respirer coûte de l’argent.
On faisait partie de ceux qui ne croyaient du tout au bio mais à une arnaque méga chère pour personnes ayant les moyens de s’acheter une bonne conscience.
On faisait partie de ceux qui se disaient qu’en achetant des vêtements fabriqués au Bangladesh, on faisait vivre des gens là bas, que c’était donc utile.

Voilà. Et puis, en 2009, j’ai eu mon premier enfant, j’ai eu une explosion d’empathie et j’ai commencé à ressentir les choses, puissance 10.

J’ai commencé à vouloir changer. J’ai cheminé petit pas par petit pas, plus de fait maison, allaitement long, couches lavables… tout s’est enchainé petit à petit, mais même si on se tournait vers des produits de plus en plus écolos, notre rapport à la consommation, lui, ne changeait pas. On espérait toujours gagner plus un jour, pour être plus à l’aise, pour pouvoir avoir plus de loisirs, pour pouvoir acheter des trucs sans réfléchir à si c’est le bon moment….

Et mon mari a explosé en plein vol, un jour de 2013. Burn-out, game over. Nous sommes en 2017 et la pente n’est pas encore entièrement remontée. Mais notre vie, elle, a complètement changé.

L’arrêt longue maladie a entrainé une baisse de revenus, qu’il a fallu apprivoiser. A une époque, je n’avais pas plus de 200 euros pour nourrir ma famille de 4 personnes… en plein projet immobilier pour lequel on ne pouvait plus reculer. C’est de mes tâtonnements que sont nés les deux défis que nous proposons régulièrement sur le groupe que nous gérons avec Marie : le défi « maitriser son budget alimentaire en 4 étapes » et « analyser, construire et suivre son budget ».

On a appris à réduire notre consommation, mais d’une manière particulière : en se recentrant sur l’essentiel, nous, notre famille, sur la recherche du bonheur dans les choses simples. On a fini par prendre de plus en plus en considération l’autre être vivant, qu’il soit humain ou non humain, qu’il soit proche ou qu’il soit loin, qu’on le connaisse où qu’on ignore même son existence.
Ces trois dernières années ont été la période la plus difficile de nos 20 ans de vie commune, mais au passage, on a récupéré la part d’humanité que l’on avait perdue en acceptant de devenir esclaves de notre propre consommation.

On a alors commencé à s’engager, chaque jour, pour aider ce monde à arrêter de marcher sur la tête. Sur ce parcours, j’ai rencontré des dizaines de personnes juste incroyables qui m’ont ouvert les yeux sur plein de choses que je n’imaginais même pas et qui m’ont amenée à repousser mes limites, avec douceur et avec humour. Des personnes positives, justes et drôles, qui se bougent à leur échelle.

Alors voilà. Changer, ce n’est pas tous les jours facile, ça demande de déconstruire tout ce qu’on nous a appris jusqu’à présent. Ça demande de la recherche, ça demande de la remise en question. Mais pour peu qu’on trouve un oasis de personnes positives et porteuses d’espoir, changer, c’est aussi réapprendre à être heureux, réapprendre à être généreux, réapprendre à être humain.

Mon chemin n’est pas terminé mais il dessine chaque jour un paysage de moins en moins gris !

Sonia

Depuis toute petite sans m’en rendre compte j’avais un pied dans la consommation éco-responsable, grâce à une personne chez qui je passais toutes mes vacances scolaires.
Il y avait un immense potager avec pleins de variètés de fruits et légumes, de mon côté  j’adorais cueillir les fraises, framboises, mûres, maquereaux, groseilles, cassis, tomates, salades, les haricots verts !!! Parlons-en des haricots verts !! Je ne sais pas combien de kilos d’haricots j’ai équeuté  et mis en bocaux, en plus d’une certaine manière (en rond) et aussi l’écossage des petits pois, j’étais une pro et j’avais 9 ans !!
Cette personne vivait à la campagne, sa maison était entre un petit canal, il y avait aussi une vaste étendue d’herbe où longeait une rivière avec un tout petit torrent, c’était un lieu de sérénité. A l’époque (les années 90), elle faisait encore sa lessive sur une pierre à laver avec du savon de Marseille et une brosse à racine, je participais aussi, j’ai frotté !! On pouvait sentir l’odeur des confitures, des sirops, des gâteaux… tout était fait maison sur un fourneau alimenté au bois, le café était fraîchement moulu dans un moulin manuel. Il y avait beaucoup de récup’, les vêtements étaient rafistolés, peu de choses étaient jetés, c’était recyclé. La vaisselle était faite dans des bassines, il fallait faire attention à la consommation d’eau. Bref quand j’étais enfant tout cela me paraissait moyenâgeux à chaque fois que j’allais chez elle, car je vivais en ville et la surconsommation m’entourait. C’était 2 mondes différents.
Ensuite j’ai dû faire mon chemin, j’étais étudiante, ensuite plongée dans le monde du travail, les premiers salaires, et la folie de consommer m’avait aspiré !!! Les fringues, les sorties, la malbouffe bref je ne réfléchissait pas. Je suis devenue maman pour la première fois à 21 ans, les couches jetables, les lingettes, les jouets en plastocs, les petits pots faisaient partis de mon quotidien, quand j’y repense c’est le jour et la nuit par rapport à maintenant.
J’ai eu aussi ma période de concours, je participais à tout et n’importe quoi, je recevais pleins de choses quasiment tous les jours du simple autocollant à l’épilateur « qui fait tout », des test de produits ménagers, cosmétiques, alimentaires. J’avais une boite mail spécial concours, aïe pour l’environnement !!!
Tout ceci passé j’ai eu un déclic et maintenant ma façon de vivre est totalement différente
Je fais ma lessive au savon d’Alep, mes indispensables pour le ménage sont les microfibres, le vinaigre blanc, la pierre d’argile, le savon noir, le citron , le bicarbonate.

Dans la salle de bain, l’oriculi, le siwak, le savon solide, les poudres végétales, les lingettes lavables, la coupe menstruelle, les couches lavables pour la petite dernière etc..ont pris place.

Côté alimentation, je suis devenue une « parano » des étiquettes je regarde tous les ingrédients de ce que j’achète, les « E machin » sont bannis, je privilégie le bio et le local. Je suis devenue végé (ceci dit avant je consommais déjà très peu de viande). J’essaie de faire un maximum de choses maison.
Les vides greniers, bourses aux vêtements, jouets, ressourcerie, gratiférias, sont devenus un loisir, j’achète un maximum d’occasion. Exit les jouets en plastocs et bienvenus aux jouets en bois, jeux de société éco-conçus. Je favorise les contenants en verre.
Et c’est incroyable les économies que j’ai pu faire tout en respectant la planète et en prenant soin de notre santé.
J’en reviens à la personne citée au début. Cette personne m’est très chère, malheureusement plus de ce monde, elle aurait pu me guider encore plus avec son savoir-faire. Mais maintenant en tant qu’adulte et mère d’une famille nombreuse, chaque nouveau pas que je fais vers l’écologie, la consommation éco-responsable, est une manière de lui rendre hommage et de me rappeler en fait tous ces moments passés avec elle qui sont d’excellents souvenirs.
                                                                                                  A ma grand-mère.

Emma

J’ai 40 ans, je suis mariée, j’ai 3 enfants (15, 13 et bientôt 3 ans). J’exerce le métier d’assistante familiale (autrement dit famille d’accueil), et j’ai donc 2 enfants de 7 et 10 ans qui vivent avec nous en permanence. J’ai entamé cette démarche en cherchant dans un premier temps des solutions pour réduire mes dépenses, parce qu’à 7 à la maison, plus 2 chats et un chien, les courses représentaient un budget énnoooorrrrme!

Et donc concrètement, je me suis mise à faire ma lessive, mon pain, tous mes gateaux pour les goûters, mes soupes etc…. j’ai arrêté de faire consommer de la viande le soir à ma petite famille, souvent c’était jambon ou lardons… mais tous les soirs ou presque, et pour 7, finalement rien que ce budget là était énorme. Aujourd’hui, je fais l’inventaire de tout ce que j’ai dans mes placards le dimanche, je fais mes menus en fonction et je ne fais des courses que pour compléter. Mais c’est que je me prends au jeu, je voudrais maintenant faire mon liquide vaisselle, le produit lave-vaisselle, je voudrais remplacer la javel et le vitro clean…. Tout doucement, la notion d’économie s’éloigne pour laisser la place à des notions d’écologie, de minimalisme… faire autant avec moins.

Je suis couturière, j’ai aussi remplacé le sopalin par des lingettes en tissu, je vais faire de même pour les disques démaquillants et des débarbouillettes. Je me suis mise au savon solide pour la douche, mais j’ai du mal à convertir mes ados et mon homme. C’est difficile d’embarquer tout le monde dans mes projets, mais j’arrive tout de même à modifier des choses. Prochaine étape donc, en plus des produits ménagers: le maquillage et acheter en vrac.

Karen

Nous sommes une famille de 5 : 2 grandes filles de 18 et 21 ans et 11 ans le petit dernier.

Nous nous sommes réveillés il y a déjà bien longtemps, quand nous avons fait nos courses tout de suite en rentrant de vacances et là j’ai pleuré, du n’importe quoi, obsédée par les promos qui n’en sont pas, et en fait tu te rends compte à la caisse que tu paies un bras et tu rentres et tu te dis « que vais-je faire à manger ce soir ? » …
Alors que tu viens de débourser 150 balles à l’hypermarché.

Alors on revoit tout ça, je cuisine beaucoup, du fait-maison, mais pour l’organisation des repas j’étais nulle, alors j’ai acheté un robot, top pour l’organisation des repas et des courses. Je fais moins les courses, j’achète l’essentiel : ma viande – que l’on a réduit – au producteur, mes oeufs pareil et j’évite les grands magasins, c’est quand même pas un loisir non ?

Marie

J’ai grandi dans une famille de la classe moyenne, où on avait toujours l’impression de se priver : on partait en vacances mais ça mettait mes parents à découvert, on n’avait pas d’activités périscolaires parce que ça coûtait trop cher, etc. Avec le recul, je pense que mes parents faisaient de leur mieux mais qu’ils sont complètement engagés dans une société de consommation qui les pousse à croire qu’ils n’ont jamais assez : perpétuellement deux crédits pour deux voitures, de la viande à tous les repas, deux fumeurs, des courses en supermarché, peu de fruits et légumes frais.

Ma première année d’étudiante a commencé sur la même lancée avec un crédit. Difficile de se faire plaisir quand on sait que l’argent qu’on dépense, on le fait à crédit… J’ai arrêté la viande, entre prise de conscience timide et manque de budget. Mais je faisais mes courses chez les discounters en faisant des stocks pour être sûre de ne pas manquer en cas d’imprévu. Très vite, j’ai préféré travailler. J’ai donc enchaîné des petits boulots, pas forcément très intéressants mais qui m’ont apporté beaucoup : un sacré caractère et une bonne connaissance du code du travail! C’est là que je me suis rendue compte que j’étais riche. Avec mon SMIC à 15h par semaine, je vivais mieux qu’avec mon emprunt : c’était mon argent, je ne vivais pas à crédit avec une épée de Damoclès au dessus de la tête. La prise de conscience écologique et « politique » n’a pas tout de suite suivi, mais est venue progressivement : je me suis rendue compte que je pouvais aller au marché et réduire encore mon budget alimentaire en mangeant mieux. J’ai appris à reconnaître les petits producteurs et ai commencé à m’intéresser à l’écologie qui n’était encore que diffuse dans mon esprit. Et surtout, j’ai commencé à déconstruire les préjugés, les discours politiques, ceux des médias.

Peu à peu, j’ai commencé à tout changer : ma nourriture est passée au bio. Puis j’ai confusément senti que le bio du supermarché n’était peut-être pas terrible en termes d’éthique. J’avais entamé un processus qui ne s’est toujours pas terminé : j’avais compris que l’iceberg a une face cachée très importante et depuis, je l’explore. Chaque petit pas en amène un autre : quand j’ai compris à quel point je polluais avec mes cotons à démaquiller, je me suis renseignée pour trouver une autre alternative -j’ai acheté des disques lavables-. Ce faisant, je me suis rendue compte de l’impact environnemental et financier de toutes ces choses que je jetais : j’ai commencé à réduire mes déchets. Puis j’ai commencé à faire la balance entre zéro déchet, origine française, bio, souffrance animale, impact écologique… et je trifouille encore! Alors non, je ne suis pas parfaite, et je ne pense pas l’être un jour. Mais j’ai conscience de mon impact et je cherche la meilleure solution pour être en accord avec lui. Ce n’est pas parce qu’on ne peut pas tout faire qu’il ne faut rien faire!

J’ai terminé mes études il y a peu et cette démarche m’a permis de remettre en question ce que la société m’ordonnait de vouloir : je n’ai pas besoin de travailler à temps plein, je n’ai pas besoin d’être très bien payée. Cette conscience me donne une liberté qui est précieuse et que je souhaite à tous : quand on sait qu’on n’a besoin que de peu pour vivre, on est libre de choisir de faire ce qu’on aime, de donner du temps à des causes qui nous importent.

Aude

Je m’appelle Aude, je suis doula, accompagnante péri-natale. J’ai deux enfants, et un amoureux qui est leur papa. Avant notre premier enfant, nous pensions qu’élever des enfants nécessitait un CDI par parent, une nounou, une école, une maison en crédit, un frigo bien rempli, un congélateur bien rempli, une salle de jeux bien remplie, et aussi nous pensions qu’il fallait des fessées, des punitions et ne jamais, jamais céder. Nous pensions qu’on devait aller à l’hôpital pour se faire accoucher et qu’au delà de 6 mois d’allaitement, l’enfant risque de devenir un pervers.
Puis notre fils est arrivé. Je l’ai allaité 30 mois, il a dormi avec nous toutes les nuits de sa tendre enfance, il n’a jamais reçu de fessée, il n’a jamais mangé de petit pot, il a eu des couches lavables, d’occasion, il a reçu bien plus de câlins que de jouets. Il a coûté moins de 200 euros la première année, plus les frais de la sécurité sociale pour sa naissance.
Et puis il y a eu sa soeur, qui est née à la maison et qui a coûté moins de 200 euros, naissance incluse.
Nous les élevons simplement, tachant de les aider à devenir des humains respectueux d’eux même, des autres et de leur environnement, de les élever au rang d’humains altruistes et conscients, responsables et libres. Ce n’est pas de tout repos.
Aujourd’hui, nous n’avons plus de maison, nous avons des légumes frais et du beurre dans un tout petit frigo, nous avons un seul unique immense lit fait de matelas et couverture d’occasion, nous voyageons, nous instruisons, nous sommes libres. Libres mais pas sereins. Nos choix de vie ont un coût, qui n’est pas matériel, ou pas seulement. C’est celui de la non-considération, celui du mépris, celui de la traque, même parfois.
Nous souhaitons que chacun puisse faire le choix confortable de ses convictions. Quelles qu’elles soient.

Emmanuel

J’ai la chance d’avoir des enfants qui ont toujours compris l’importance de préserver les choses, de ne jamais jeter. Finir leur assiette jusqu’à la dernière miette (ils la remplissent à leur envie, mais ils finissent). Qui ont compris que quand ils veulent des gâteaux, et bien on sort les ingrédients et on s’y met ensemble. Qui aiment autant faire de la soupe maison que des gâteaux. Et qui m’époustouflent à dire encore (à 19 ans, le grand) « merci, p’pa, c’était super bon » à la fin de chaque repas. Ils ont bien des défauts (ouf ! ) mais au moins, ils sont éveillés sur notre planète et ceux qui les entourent.
Et puis ma chérie (anniversaire -1 an- de notre rencontre aujourd’hui même !!) qui m’a suivi dans cette démarche, et avec qui nos discussions et nos échanges sont intarissables, entre autre sur ces sujets de prédilection. Apprendre l’un de l’autre les petits trucs, les manières de faire, de consommer, en épargnant toujours plus nos budgets, les emballages, la planète. Cuisiner ensemble (en papotant, un verre de vin à côté des ustensiles de cuisine…) et savourer avec nos loulous (ou pas) ou nos amis. Créer nos produits maison, etc.

En terme d’économies, je ne calcule rien. J’ai pas envie, c’est très ennuyeux d’aligner des colonnes de chiffres et d’essayer de rationaliser. Je fais juste tout ce que je peux pour éviter les dépenses inutiles. 3 ans maintenant de réflexes d’économie. Avec des progrès et des idées réguliers. De tous ordres. Recyclages, éteindre les lumières, épargner l’eau, utilisation des parties inexplorées des légumes, ne jamais consommer du neuf tant qu’il y a des restes. Préparer en quantités et congeler… enfin… vous savez tout ça.
Au bout du compte, c’est notre carte bleue qui est notre VRAI bulletin de vote, pour décider du monde de demain.

Et voilà, depuis 2 semaines environ que je croise des personnes qui sont dans la même démarche. Haaaaa, mais elles s’organisent, alors ? Rhoooo, trop bien ! Avec plein de conseils, de bonnes idées, de partages !
Alors voilà… cette année :
– je cultive mon jardin dès les beaux jours. Parce que gros doutes sur le bio du commerce, et puis bien moins cher encore. Bien sûr j’ai toujours adoré cuisiner, et partager. Et ça, ça aide énormément.
– j’ai adopté le challenge du pot 52 semaines… c’est une super bonne idée !
– c’est décidé, avec toutes ces bonnes idées, je vais m’orienter encore plus vers les produits d’entretien maison.

En complément de tout ça, si je peux ajouter le petit « plus »  : prenez plaisir à cuisiner et à partager ça (pas que déguster, mais « cuisiner » ensemble, en papotant, en échangeant). Il y a une chose importante : les personnes ne doivent pas être seules à briquer leur foyer. S’échiner à bien faire pour tout le monde qui gloutonne tout sans participation, ça serait démoralisant, à la longue. Tout le monde doit entrer dans cette logique, c’est important. C’est pas un effort, c’est juste un bonheur qui doit se vivre et être partagé. Donc, les gosses, on s’y met aussi, allez hop !!
N’oubliez pas qu’il n’y a pas que l’économie et l’argent qui compte : plus que TOUT le reste, c’est le bonheur, l’échange, la vie qui importent avant tout. Oubliez les infos anxiogènes de la télé, oubliez les émissions qui vous endorment… Et n’oubliez pas de vous cultiver, volontairement, d’apprendre, d’échanger, d’être résolument positifs, et de devenir plus humains jour après jour. N’ayez jamais peur et ouvrez vous aux autres, avec tolérance. Soyez présents dans l’instant, là, maintenant, dans chaque petit geste du quotidien, devant chaque personne que vous rencontrez, car c’est ÇA, la clé du bien-être.
(je dis tout ça, mais bien des leçons à prendre encore… c’est sans aucune prétention, bien évidemment).

Céline

Ce choix est pour ma part, une façon de dire que je ne suis pas d’accord sur la façon dont sont gérées nos vies en tant qu’êtres humains et nos ressources.

C’est à dire que de nos jours et dans la plupart des pays de notre monde « humain », nos vies sont tenues par l’argent, et malheureusement à cause de cet objet « monnaie » beaucoup de personnes à travers le monde souffrent de malnutrition, de maladie, de dépression.

Notre planète souffre et ses êtres vivants aussi. Pour manger, se loger, se soigner, pour survivre nous avons besoin à un moment ou un autre de cet objet de dépendance qui est l’argent. Tout devient de plus en plus cher et notre porte monnaie n’évolue pas beaucoup, puis il y a aussi le côté écolo, ou cette façon de consommer en faisant attention à notre impact écologique sur notre environnement. Pour ma part ça va avec.  J’ai pris cette façon de vivre quand je suis devenu mère et donc responsable.

Mary

Mary, maman d’un petit garçon, mariée, enseignante en région parisienne.

Ma démarche vers une consommation raisonnée et respectueuse de notre planète m’a pris des années!

J’ai tout d’abord été élevée avec les sempiternelles « éteins la lumière quand tu sors d’une pièce » ou « ferme l’eau pendant que tu te laves les mains ». Puis je me suis mise au Bio il y a 8 ans après avoir vu un documentaire (Solutions locales pour désordre global). Peu après je suis devenue végétarienne, mais je restais une grande consommatrice, toujours en train de dépenser mon argent pour acheter des objets inutiles qui ne me rendaient pas heureuse. J’ai pris une claque en lisant le livre Zéro Déchet de Béa Jonhson. Je me suis donc mise à faire attention au contenu de ma poubelle et à diminuer au maximum mes déchets. De là et au fil des rencontres je me suis mise à cesser de consommer inutile, de penser chacun de mes achats.

Concrètement voici ce que j’ai mis en place chez nous :

  • Cuisine : tout est fait maison avec des produits bio. Les repas sont à 90% végétaliens, (je laisse les 10% à mon fils et mon mari pour la viande et les quelques morceaux de fromage!). Les rares produits industriels sont achetés en vrac ou conditionnés dans du recyclable (verre). Plus de téflon/plastique, on a remplacé par de l’inox les bouilloire, casseroles et autres poêles. On a également un composteur sur le balcon.
  • Entretien : on utilise 3 produits ménagers tout simples et naturels : vinaigre blanc, bicarbonate de soude et huiles essentielles. Des brosses en fer ou matières naturelles, et des lingettes en microfibres ont remplacé les éponges jetables.
  • Salle-de-bain : lingettes lavables (BB et démaquillage), oriculi (remplacent les cotons-tiges), les cosmétiques industriels ont été remplacés par des huiles végétales et du gel d’aloe vera, les gels douches et shampooings par des savons en pain et des poudres minérales ou végétales (rhassoul, farine de pois chiches, shikakai)
  • Energies : piles rechargeables, récupération des eaux potentiellement gaspillées, chauffage allumé 4h/jour, pas d’appareil en veille, lumières allumées seulement dans les pièces occupées.
  • Bureau : pas d’imprimante à la maison, stylo à encre rechargeable ou crayons en bois
  • Hygiène : mouchoirs en tissu, homéopathie et huiles essentielles sont utilisés en 1e lieu.
  • Consommation : les courses sont planifiées et ne sont plus le lieu de dépenses supplémentaires, couteuses et inutiles. Pour le reste, on répare (habits, objets), si besoin on privilégie l’occasion, mais avant tout on ne consomme PAS! On se pose toujours la question « en ai-je vraiment besoin? » avant d’acheter quelque chose. On se rend compte qu’en se détachant du matériel, on est plus heureux et moins stressés, blasés, frustrés.

Au final notre pouvoir d’achat diminue (oui le coût de la vie augmente mais pas les salaires!) mais comme nous réalisons environ 30% d’économies par mois en revoyant notre manière de consommer, et que nous consommons très très peu, nous ne le ressentons pas et ce malgré un crédit immobilier lourd et un crédit à la consommation (voiture). Nous arrivons même à mettre de l’argent de côté!

Aujourd’hui il me reste encore des efforts à faire mais je me sens en adéquation avec moi-même et je suis heureuse de transmettre ses valeurs à mon fils. <3